Psychogénéalogie

La psychogénéalogie tient compte du fait que nous ne sommes pas des individus isolés de nos ancêtres. S’il est établi aujourd’hui, depuis la naissance de la psychanalyse, que nos parents jouent un rôle important dans notre éducation et plus tard dans notre vie toute entière, il ne faut pas oublier que nos parents eux-mêmes nous élèvent en fonction de ce qu’a été leur éducation tout comme leurs propres parents ont fait du mieux qu’ils ont pu en regard de ce qu’ils ont reçu et la chaîne ne s’arrête jamais…

« Ils ont mangé les raisins verts et leurs fils en ont été malades », cette phrase de la Bible nous mettait déjà en garde en nous apprenant qu’il fallait compter avec nos ancêtres et notre lignée, que rien ne se perd de génération en génération.

Il s’est avéré notamment grâce à Anne Ancelin Schützenberger, psychothérapeute, psychogénéalogiste et écrivain de renommée internationale que nous pouvons payer les dettes du passé de nos aïeux de manière inconsciente et répétitive et que le transgénérationnel ne désigne rien d’autre que le processus vital de transmission de l’esprit délaissé aujourd’hui au profit du matérialisme de la science.

Les secrets de famille, les loyautés invisibles, les syndromes d’anniversaire, les liens transgénérationnels, la transmission des traumatismes sont une réalité qui peut nous pousser à répéter des schémas de vie qui ne sont pas les nôtres, à souffrir dans notre corps et dans notre vie en raison de l’histoire familiale.

En regard de la pratique clinique, il a été constaté que des drames comme les maladies, les fausses couches, les accidents mais aussi l’autisme, la stérilité, la dépression peuvent, dans certains cas, survenir pour dire un passé ignoré (dans le cas des secrets de famille), traumatisant ou honteux (tout le monde sait mais personne n’en parle). Au-delà de la psychanalyse qui pratique une lecture individuelle et singulière de l’analysant, la psychogénéalogie s’intéresse à la lignée de chacun(e) pour tenter d’en déceler les liens inconscients et mettre au jour les racines d’un mal être présent.

A l’aide du génosociogramme qui est un arbre généalogique fait de mémoire, complété d’événements de vie importants et du contexte émotionnel, on peut retracer le parcours de ses ancêtres (même si on n’a pas beaucoup d’informations) et peut-être découvrir que ce qui fait mal dans notre vie n’est rien d’autre que le symptôme d’un non-dit familial, de vérités cachées ou de traumatismes répétés. Quand les mots ne se disent pas, ils se transforment en maux…

La psychogénéalogie propose une lecture de son passé et des liens complexes qui se sont tissés dans notre famille pour apprendre à décoder le présent, à reconquérir sa liberté pour enfin vivre pleinement son destin.

Vanessa Genachte, Psychanalyste - Psychogénéalogiste (formée par Anne Ancelin Schützenberger)