Tradition Andine

Les Inkas connaissaient l’art de se promener dans le cosmos énergétique, se nourrissant de l’énergie universelle vivante. Ceci leur a donné une force de vivre stupéfiante. En fait, cet héritage est transmit par le peuple de Q’eros, vivant de nos jours dans les hauts plateaux des Andes à plus de 4.500 m d’altitude. Le monde Andin est connu pour son ouverture d’esprit et de cœur, qui donne une facilité de vivre à l’individu en collectivité harmonieuse et de maintenir une relation d’amour spirituelle.

La culture Inka, d’un point de vue géographique, était la plus étendue de toutes les cultures natives de l’Amérique du Sud. Avant la conquête Espagnole dès 1532, elle avait acquis un développement culturel qui surprend encore aujourd’hui, éminent dans tous les domaines du savoir humain tels que l’architecture, l’ingénierie, l’astronomie, la médecine, l’agriculture, l’élevage, la géologie, le tissage, la céramique, l’orfèvrerie, et la langue en ayant leur propre cosmovision.

A partir de la "Conquista", le savoir des Inkas subit une fragmentation et nous pouvons percevoir les traces de leur culture seulement grâce aux rapports rédigés et gardés par les conquérants, l’ église, les musées et autres.
Cependant cette information est incomplète, sans orientation, et chaotique.
C’est dans l’an 1952, qu’un rayon de lumière et d’espérance se fait sentir par une expédition scientifique, dirigée par l’anthropologue Oscar Nuñez del Prado.
Elle rapporte les premiers indices de l’existence de plusieurs communautés indigènes "Q’eros" et qualifie ces natifs de peuple témoin, car ils avaient conservé intégralement toutes leurs traditions ancestrales - culturelles, religieuses, linguistiques, vestimentaires, etc. celle des Inkas, en dépit de la conquête espagnole, l’évangélisation et la doctrine catholique durant plus de 500 ans.

Les communautés de Q’eros sont enclavées à plus de 4.500 m d’altitude dans la cordillère des Andes, à mi chemin entre Cuzco et Puerto Maldonado, régions difficilement identifiables sur les cartes topographiques, car leurs points de référence ne sont pas encore répertoriés de nos jours

Ce qui est transmis aujourd’hui du monde Andin et de sa cosmovision, provient des enseignements d’une élite spirituelle indigène de la région Inka au sud du Peru près de Cuzco.
Cette élite couvre toute la gamme des enseignements de base de cette tradition et pourvoit un savoir assez complet sur sa cosmovision et sa pratique, le Kausay Puryi (cheminement dans le monde d’énergie vivante).
Dans la Tradition Andine, il n’y a pas d’énergie positive ou négative, on connaît seulement la Sami (énergie légère, fine) et la Jucha (énergie lourde) selon leur caractère en matière de fluidité. Les initiés apprennent à manger et digérer l’énergie lourde, ce qui veut dire, la transformer avec leur Qosqo (estomac spirituel) permettant ainsi de nettoyer les champs énergétiques de leur entourage. Le concept du "positif" et du "négatif" perd son sens, pendant qu’il perdure l’échange qui est l’élixir de la vie.
Le pouvoir personnel grandit grâce à l’échange énergétique permanent (Ayni) avec les personnes de notre entourage, ce qui le nourrit et le fait croître comme une plante, dont nous portons chacun la semence en nous.

Ses techniques nous permettent de redécouvrir :
- nos relations et de renouer nos liens énergétiques qui nous unissent à toute forme de vie,
- nous permettent de percevoir directement la réalité de ces énergies, de les sentir et de les voir, pour finalement pouvoir contrôler et canaliser leur fluide,
- unir ce qui est séparé, trouver un équilibre - entre l’expérience mystique et le développement du sens critique,
- expérimenter des nouvelles possibilités, en joignant son propre fluide d’énergie avec celui des autres, en travaillant ensemble dans une direction déterminée, créant une (Ayllu) famille spirituelle.

Les techniques Andines sont des outils simples, sans rituel, ni dogme, qui peuvent s’utiliser indépendamment de votre croyance, pratique, idéologie personnelle ou origine de provenance.