Dico

Graphothérapie

ou, rééducation graphique

Les troubles graphiques entravent l’évolution de l’enfant ou du jeune adulte :
ILLISIBILITE - LENTEUR - ORGANISATION ANARCHIQUE - MANQUE DE SOIN
Cela peut engendrer un sentiment de dévalorisation pénalisant le cheminement personnel.

L’écriture, en tant que moyen de communication, doit répondre à un code connu de tous et pour ce, être efficace et lisible. La dysgraphie fait partie des troubles d’apprentissage au même titre que la dyslexie, la dyscalculie, la dysorthographie.

Les cas de dysgraphie sont multiples et ont des origines bien différentes :

- L’apprentissage de l’écriture nécessite des pré-requis indispensables : schéma corporel, organisation spatio-temporelle, coordination oculi-manuelle. Certains enfants n’ayant pas encore suffisamment intégré tous ces acquis apprennent dès lors à écrire tant bien que mal et l’organisation de l’écrit présente des lacunes.
- La mauvaise prise en main du crayon. C’est le mouvement dans sa continuité et la lenteur qui sont alors la cause du problème.
- Les troubles dysorthographiques, caractérisés par les reprises, le camouflage, peuvent aussi entraîner une dysgraphie.
- Une position inadaptée de la main pour celui qui est gaucher peut engendrer fatigabilité et/ou manque de soin.
- Des troubles de dyslexie, d’hyperactivité, de concentration.
- Les séquelles d’un accident, d’un traumatisme.

Depuis des années des graphologues ont étudié l’évolution de l’écriture. Leur outil principal de référence est constitué de trois échelles permettant de déterminer l’âge graphomoteur. Il s’agit de :
L’échelle de forme, celle de motricité, qui devraient idéalement évoluer au même rythme afin de garder une certaine homogénéité et la troisième échelle qui permet de quantifier la dysgraphie.

Il est évident que ces échelles ne sont que des points de repère et qu’elles n’ont aucun rapport avec les capacités intellectuelles. Leur but sera plutôt d’identifier la nature des difficultés éventuelles mais aussi d’évaluer la progression.

Les séances de rééducation graphique dispensées par des graphologues professionnels spécialisés aideront les personnes confrontées à des troubles dysgraphiques.
Les séances de graphothérapie sont individuelles et adaptées aux besoins précis de chacun ; elles visent à découvrir le plaisir de l’écrit. En effet, les enfants et les adolescents confrontés à des problèmes graphiques appréhendent l’écriture puisqu’ils n’obtiennent pas les résultats escomptés.
Les exercices graphiques seront donc abordés par le biais de techniques variées, originales et ludiques. L’écriture ne sera pas travaillée d’emblée ; on lui préférera des jeux graphiques et des exercices d’organisation graphique qui auront une incidence positive sur la production de l’écrit.

Chaque cas étant différent, il est indispensable d’adapter les exercices en tenant compte des affinités de chacun ; cette personnalisation permettra d’éveiller l’intérêt et la motivation, cette dernière étant un moteur indispensable à toute évolution. Les progrès rapides poussent à aller de l’avant et à fournir les efforts nécessaires pour aborder réellement le travail de l’écriture.

Sylvie TRAMASURE