La peau et le psychisme

Par Brigitte Dohmen -

Dans notre culture, le toucher est cantonné à l’utilitaire ou au domaine de l’intimité. Nous touchons avec nos mains, parfois même uniquement du bout des doigts. Nous sommes dans une culture essentiellement audio-visuelle, avec une prédominance du visuel. Souvent le toucher est considéré comme un tabou car il est réservé au domaine de la sexualité. La psychanalyse a d’ailleurs joué un rôle important pour qu’il en soit ainsi. N’interdit-elle pas toute forme de toucher dans son travail ?

Or le sens du toucher se trouve sur l’ensemble de la peau, nous pouvons sentir avec tout notre corps. Nous pouvons sentir aussi bien vers l’intérieur (j’ai mal dans le ventre) que vers l’extérieur (je sens que quelqu’un s’approche dans mon dos). Cet organe de sens est plein de potentiel, a énormément de terminaisons nerveuses à son service et est sous-employé par nous. Nous avons malheureusement oublié qu’il est l’organe des sens le plus important chez le bébé et l’enfant et qu’il est essentiel dans la construction du psychisme.

Déjà in utero, le sens du toucher est important pour le bébé et l’aide à faire connaissance avec le monde extérieur et à se forger une première impression de celui-ci. A la naissance, c’est encore à travers le toucher que le bébé a ses premiers contacts directs avec les humains. Il est très regrettable que ces premiers contacts soient souvent impersonnels et agressifs. Après la naissance, c’est encore le toucher qui va lui permettre de développer son psychisme. Le toucher permet aussi notre contact avec le monde et les autres. Ne se serre-t-on pas la main pour se dire bonjour ?

Freud, le père de la psychanalyse, disait déjà que la personnalité de l’être humain se construit à partir de ses sensations corporelles. « Le moi est avant tout un moi corporel. » D’autres psychologues ont ensuite parlé de la peau comme d’un organe déterminant pour le développement du comportement humain.

Ainsi Ashley Montagu, auteur de « La peau et le toucher » insistait sur le fait que les sensations tactiles prennent un sens en fonction des situations dans lesquelles elles sont éprouvées. Ainsi, si l’enfant reçoit un toucher de tendresse (par exemple, mon bébé pleure et je lui caresse tout doucement la tête), le toucher sera associé à un sentiment de sécurité et cet enfant-là aimera avoir des contacts et être touché. Par contre si l’enfant est touché régulièrement sans tendresse, il se méfiera du contact et aura difficile à établir des relations de confiance avec les autres plus tard. Montagu parle aussi de la mémoire de la peau qui peut se rappeler la façon dont on a été touché. C’est déjà le cas chez l’animal : vous avez emmené votre chien chez le vétérinaire, celui-ci lui a fait une piqûre. Votre chien n’a pas trouvé cela agréable. Vous verrez que la prochaine fois que vous l’emmènerez chez le vétérinaire, même si c’est longtemps après, il n’a pas oublié. C’est pareil pour un enfant, même tout petit. C’est vrai aussi pour nous adultes. Pour Montagu, la peau est un organe déterminant pour le développement du comportement humain.

Esther Bick, auteur du livre « Les liens d’émerveillement », parle dans ses théories de l’importance de la peau qui sert de frontière entre le dedans et le dehors, et permet ainsi de délimiter le psychisme d’un individu. Elle considère aussi que la mère est vécue au départ par son bébé comme une peau, comme un objet contenant.

Didier Anzieu, auteur du livre « Le moi-peau », reprendra ses théories et les développera. Il définit les fonctions psychologiques de la peau : elle est un sac qui permet à l’enfant de garder le bon à l’intérieur de lui. Elle permet donc à l’enfant de profiter des bonnes expériences et des bonnes sensations qu’il reçoit (le fait d’être repu après un bon repas, le fait de recevoir des câlins quand il a eu peur, le fait surtout de se sentir aimé par des touchers de tendresse...). L’enfant peut prolonger ses sensations à l’intérieur de lui et développer un sentiment de sécurité intérieure qui permettra à son psychisme de se développer de façon positive.
La peau est aussi une surface de séparation entre le dedans et le dehors et ce qui contient le dedans, elle est donc l’organe qui permet à l’enfant de faire la différence entre lui et le monde extérieur.
Et enfin, elle est le moyen d’échange avec le monde extérieur. Ce sont la peau et le toucher qui permettent à l’enfant de découvrir le monde extérieur et de rentrer en contact avec lui, et ce déjà dans le ventre de sa maman.
C’est sur le corps que vont s’étayer les fonctions psychiques.

Un psychanalyste anglais s’est beaucoup intéressé au bébé et à son évolution psychique, c’est Donald Winnicott. C’est lui qui nous a appris à quel point le « doudou » du bébé était important pour lui. Il l’a appelé très savamment « l’objet transitionnel ». C’est lui encore qui a expliqué qu’une mère ne doit pas être parfaite, mais qu’elle doit être « suffisamment bonne ». Qu’est-ce que ça veut dire ? Cela veut dire que la mère doit s’intéresser à son bébé, qu’elle doit essayer de le comprendre, et, à partir de là, répondre à ses besoins : lui donner à boire quand il a faim, lui donner des câlins quand il les réclame, le rassurer quand il a peur, le changer quand il est mouillé,...

Pour Winnicott, « la mère suffisamment bonne » se remarquera dans la façon dont elle porte le bébé, dans la façon dont elle le manipule, le soigne et dans la façon dont elle l’aide à faire connaissance avec le monde extérieur. Ce qui fait qu’elle est bonne, par rapport à la « mauvaise mère », c’est que tous ces gestes sont faits avec amour. Quand la mère (ou toute personne s’occupant du bébé) est présente et s’investit avec tendresse dans les soins du bébé, le bébé reçoit des sensations agréables au niveau de sa peau dans un contexte de sécurité. Il apprend alors à faire confiance au monde extérieur et en lui-même et développe sa personnalité de façon harmonieuse.

Quand la mère répond aux besoins corporels de son bébé avec un engagement affectif, elle est comme un grand vase qui contient toute la fluidité des sensations et des sentiments de son bébé, Winnicott dit qu’elle lui sert alors de « peau psychique » ou de système « pare-excitation ». C’est vrai physiquement : quand la maman a le bébé dans les bras, son corps enveloppe le bébé et lui sert de « paravent » par rapport au monde extérieur. Mais c’est vrai aussi psychologiquement. Quand, dans sa chambre de maternité, la maman demande à ses visiteurs de ne pas réveiller le bébé quand il dort, elle lui évite des excitations intempestives du monde extérieur, elle le protège et est un « pare-excitation ». Quand elle explique au bébé ce qui se passe, qu’elle donne un sens à ce qu’il éprouve en lui parlant (par exemple, « je vois que tu n’es pas content parce que tu as faim et je ne vais pas assez vite »), quand elle répond à ses demandes, elle remplit cette fonction de peau psychique pour son bébé. Le bébé est alors protégé d’excitations dont il ne comprend pas toujours le sens ou la fonction et qui l’angoissent. Le bébé se sent en sécurité, il a un corps à corps avec sa mère, des contacts peau à peau faits de tendresse qui lui donnent des expériences sensorielles agréables et sécurisantes.

Ce dialogue préverbal est indispensable pour permettre la construction de sa personnalité et de son psychisme. A travers ces échanges, le bébé prend conscience de son corps, de sa peau. Il commence à se rendre compte qu’il a un intérieur et un extérieur. Il commence à développer la prise de conscience de son corps, de son schéma corporel et ensuite de son identité.

Au départ, nous dit encore Winnicott, le bébé est dans un état de « désintégration ». Cela veut dire qu’il ne sait pas très bien qui il est, ni comment fonctionne son corps. Il ne sait pas que, quand son pied bouge, il s’agit de lui. Il n’a probablement pas conscience non plus de sa peau et c’est sans doute pour ça que les bébés n’aiment pas être tout nus, sans rien sur leur peau pour leur donner la sensation d’être entier. C’est très certainement angoissant. Winnicott a appelé ces angoisses : « des angoisses catastrophiques ». Petit à petit, grâce à la peau psychique que sa mère lui fournit et à la sécurité que cela lui procure, le bébé développe un sentiment de continuité d’existence : quand mon pied bouge, c’est de moi qu’il s’agit, ou encore : je suis content pour le moment parce que j’ai bien bu et je suis la même personne que celle qui était très fâchée tout à l’heure parce que j’avais faim. » Cette perception de sa continuité d’existence l’amène à un état d’intégration : « je suis moi » et aussi « je suis mon corps ». C’est un travail psychique énorme qui lui demande beaucoup de sécurité. En effet, si l’enfant est tout le temps dérangé par le monde extérieur qui ne tient pas compte de ses besoins (je te réveille parce que j’ai envie de jouer avec toi maintenant, je te donne souvent à manger quand tu n’as pas faim parce que je veux que tu aies des horaires fixes,...), il est envahi par l’angoisse, il aura alors des difficultés à développer sa propre peau psychique, c’est-à-dire qu’il lui sera difficile d’apprendre à se découvrir lui-même et à savoir ce qui est important pour lui, ce qu’il aime, ce qu’il n’aime pas, ce qu’il a envie... Il aura tendance plutôt à essayer de deviner ce qu’on va lui faire, ou se qu’on attend de lui pour s’y adapter sans se poser la question de savoir si cela lui convient.

De plus, nous dit Winnicott, la mère est, après la naissance, dans un état psychique particulier qu’il appelle « la préoccupation maternelle primaire », état dans lequel son psychisme est totalement orienté vers son bébé et elle a la capacité de se mettre à sa place. Cela lui permet de s’adapter parfaitement à son bébé, c’est-à-dire qu’elle est capable de percevoir ses besoins et d’y répondre rapidement, parce qu’elle se rend compte que, quand le bébé a besoin, le faire attendre le fait souffrir et crée de l’angoisse.
Le fait que la mère s’adapte aussi bien aux besoins de son bébé crée chez le bébé un sentiment de toute puissance parce qu’il a l’impression que le monde extérieur lui obéit et donc qu’il le domine totalement. Ce sentiment de toute puissance est nécessaire au début de sa vie pour lui permettre d’élaborer son psychisme en toute sécurité.

Petit à petit, toujours grâce à son état de préoccupation maternelle primaire, la mère perçoit que son bébé devient plus autonome, qu’il est possible de le faire attendre un peu avant de répondre, que ce n’est plus un drame pour lui, et elle se désadapte progressivement, c’est-à-dire qu’elle ne répond plus nécessairement tout de suite. A ce moment-là, le bébé commence à se rendre compte qu’il n’est pas tout puissant, il ne domine pas le monde extérieur mais il en dépend. C’est la castration. Cette désillusion est nécessaire pour que l’enfant apprenne à tenir compte de l’existence du monde extérieur et de son fonctionnement. Cependant il ne faut pas qu’elle survienne trop tôt avant que les bases de sécurité ne soient en place, faute de quoi le bébé risque d’être submergé par l’angoisse.

Que se passe-t-il quand l’enfant est né prématurément ou quand il est séparé à la naissance de sa mère ?

Tout d’abord, il y a une séparation brusque entre la mère et le bébé, et entre le bébé et son jumeau s’ils étaient deux dans le ventre. L’enveloppe de l’utérus n’est pas remplacée par l’enveloppe affective des bras de la mère. Le bébé perd ses repères et sa sécurité. On parle beaucoup de la souffrance des mères qui sont séparées de leur bébé. On parle moins de la souffrance des bébés qui sont séparés de leur mère. Or celle-ci existe et est tout aussi importante. Le bébé avait des contacts permanents avec sa mère in utéro, il connaît bien sa voix, il connaît ses mains. Si la séparation se prolonge ces repères peuvent être perdus profondément et sa sécurité de même.
Le bébé se retrouve dans un monde inconnu et plein d’inconnus sans avoir la possibilité de s’appuyer sur ce qu’il connaît et ceux qu’il connaît déjà bien et dont la présence le sécurise.
L’adaptation au monde extérieur, déjà difficile au départ, l’est d’autant plus qu’il y a séparation.

Ensuite, du fait de cette séparation, le bébé ne bénéficie pas du système pare-excitation mis en place par sa mère, alors qu’il est dans un milieu où les stimulations sont particulièrement nombreuses (bruits, manipulations douloureuses des soins, lumière...). Ce systèmes pare-excitation est donc, comme je l’ai dit précédemment, constitué par le corps de la mère et ses interventions pour protéger le bébé.

De plus les contacts avec le bébé sont surtout des contacts professionnels, à travers les soins. Il y a une exigence de technicité au niveau de ces soins. Mais aussi, on a longtemps eu l’idée, et elle existe toujours, qu’on est meilleur technicien et efficace si on ne s’investit pas trop dans la relation. Quelle est la place de la tendresse au niveau des soins du prématuré, de la part des professionnels ?

La mère est aussi débordée par sa propre difficulté à vivre la situation. Elle est dans une difficulté psychique qu’elle a difficile à gérer. Elle peut donc difficilement être un système pare-excitation pour le bébé quand elle est en contact avec lui. Elle est prise par les difficultés de la séparation et par son angoisse par rapport à la santé du bébé, son avenir, la peur de le perdre,... Sa propre angoisse l’empêche d’être une système pare-excitation efficace pour le bébé, mais de plus cette angoisse peut amener une excitabilité plus importante du bébé qui est très récepteur par rapport à ça.

Les stimuli externes et ils sont nombreux (soins, manipulations, examens,...) obligent le bébé à renoncer à son sentiment de toute puissance parce qu’il est tout de suite confronté au fait que ce monde extérieur existe et qu’il est différent de lui et que ce monde extérieur ne se plie pas à ses exigences à lui, mais c’est lui qui doit s’adapter aux exigences du monde extérieurs, et il doit le faire trop tôt. Il n’a donc pas la possibilité de faire l’expérience de cette toute puissance, expérience qui est importante pour diminuer son angoisse et développer harmonieusement son psychisme.
Pour Winnicott, l’origine de l’angoisse se trouve dans l’état d’immaturité et de détresse de tout bébé, mais tout particulièrement du bébé prématuré. C’est le soutien non intrusif de la mère qui permet au bébé d’aller d’un état de non intégration à un état de continuité d’existence puis à un état d’intégration, à la prise de conscience de son existence comme individu unique.

La mère protège son bébé de l’angoisse en lui assurant ce que Winnicott appelle aussi un isolement tranquille. Quand cet environnement fait défaut, par exemple, quand la mère n’est pas là, ou quand elle est inadéquate, on assiste alors à un état de désintégration de ce bébé qui reste un être psychiquement morcelé. Quand cet environnement fait défaut, le bébé subit de nombreuses intrusions qu’il vit comme agressives et il doit se défendre contre les envahissements du monde extérieur. Généralement, il va le faire soit en s’isolant pour retrouver le sens d’une identité (beaucoup de bébé vont se réfugier dans le sommeil). Le bébé s’abstrait ainsi du monde extérieur et se met à l’abri des frustrations et des agressions qu’il vit. Soit le bébé va se construire ce que Winnicott a appelé un faux self, une personnalité « comme si ». Il deviendra un adulte qui fera ce qu’il pense qu’on attend de lui, qui cherchera toujours à s’adapter aux situations dans lesquelles il est, sans se poser la question de son propre désir. Le bébé qui n’a pas de bon système pare-excitation, ne peut pas développer un sentiment de toute puissance et donc ne se constitue pas un moi intégré, il est obligé de s’adapter au monde extérieur et d’en tenir compte trop tôt.

Comment dès lors réagir en tant que professionnels travaillant avec des prématurés ?

Tout d’abord, il faut tout faire pour impliquer la mère et le père dans la relation avec le bébé. C’est important pour le bébé et pour aider la mère à être « re-narcissisée ». Une femme qui accouche prématurément à l’impression d’avoir raté son bébé, son accouchement, sa grossesse. Elle a une mauvaise image d’elle-même. L’aider à s’impliquer dans la relation peut l’aider à se ressentir bonne vis-à-vis de son bébé.

C’est important de soutenir psychologiquement la mère pour qu’elle soit capable de devenir un système pare-excitation pour son bébé. Parce que si elle est trop envahie par sa souffrance et son angoisse, elle ne sera pas capable d’être ce système.

Comme professionnels, nous avons aussi à assurer un vrai holding du bébé. Notre façon de le porter, de le tenir, de lui donner les soins ne doit pas être uniquement technique, mais l’affectif doit aussi passer. Le bébé a besoin de soin, mais son psychisme se nourrit aussi et surtout d’affectivité. Ce holding ne remplace pas la mère et ne doit pas chercher à la remplacer. Le bébé fait très clairement la différence entre sa mère, son père et les autres intervenants, sauf si les parents ne sont pas du tout présents. Mais au delà de ça, nous n’avons pas à essayer d’être la mère de ce bébé.

C’est important, comme professionnel, d’apprendre à développer son toucher affectif, d’être dans un toucher très sensible, plein de tendresse pour le petit être auquel on s’adresse. Il faut apprendre à être « tout-chez-l’autre », entièrement là dans le contact et entièrement là avec l’autre.

De façon plus générale, que peut-on tirer comme conclusions de tout ceci ?

Tout d’abord, il est déjà possible de donner des contacts tactiles de tendresse au bébé dans le ventre de sa mère puisque son sens du toucher fonctionne dès le premier trimestre de la grossesse. Ces contacts l’aident à avoir des sensations agréables au niveau de sa peau et à développer un sentiment de sécurité. C’est le cas quand les parents touchent le ventre avec amour en s’adressant à leur bébé, quand ils font des massages de tendresse sur le ventre ou quand ils développent des jeux de contact comme ceux proposés en haptonomie ou dans la préparation affective à la naissance.

La naissance est certainement un moment où le bébé reçoit de très fortes sensations au niveau de sa peau et de son corps. Cela doit l’aider à en avoir une sensation, mais c’est une expérience qui est probablement désagréable et douloureuse, vu les compressions qu’il subit. Il est donc important que le bébé soit touché et tenu avec douceur juste après sa naissance.

Ensuite, comme Winnicott l’a beaucoup expliqué les soins et les manipulations du bébé et de l’enfant devraient être accompagnés d’un sentiment d’amour pour ce bébé. Amour rime avec confiance et sécurité. Confiance et sécurité rime avec développement harmonieux du psychisme. Il faut donc toucher le bébé, le tenir aussi d’une façon qui lui permet de se sentir en sécurité sans le surprotéger pour autant.

Certains parents massent leur bébé ou leur enfant. Pourquoi pas ? Point n’est besoin de connaître une technique pour ça. Il faut simplement être dans un toucher de tendresse et observer son enfant pour voir ce qu’il aime et ce qu’il n’aime pas. La tendresse, ce n’est pas l’amour amoureux, ce n’est pas non plus un amour sexuel, c’est un amour affectueux. Un toucher de tendresse est un toucher de rencontre qui respecte l’autre et qui n’a aucun but sexuel.

Comme adulte, il est intéressant aussi de se laisser sentir comment je touche l’autre quand je lui dis bonjour par exemple, est-ce du bout des doigts ? Est-ce indifférent ? Est-ce méfiant ? Est-ce une rencontre ? Est-ce chaleureux ?

Il est tout aussi intéressant de faire attention à comment les autres me touchent. Est-ce que je me sens respecté par ce toucher ? Est-ce que je me sens agressé ? Est-ce que je me sens rencontré ? Cela vous aidera à prendre conscience de l’importance du toucher pour tous.

Brigitte Dohmen est psychologue et psychothérapeute Psychanalytique à Médiations.

Membre Fondatrice de Psycorps, responsable Collège de Formation Psycorps

Membre APPPsy Association des Psychologues Praticiens d’Orientation Psychanalytique

Membre UPPsy Union Professionnelle des Psychologues

Fondatrice et Formatrice Préparation Affective à la Naissance

Psychothérapie psychanalytique à médiations -

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Interrogeons-nous sur le concept de synchronicité, ou de co-incidence, c’est-à-dire deux événements que nous, êtres humains verrions comme reliés. (...)

"165 millions d’Européens affectés par des troubles mentaux"

J’ai lu deux articles passionnants cette semaine. Le premier concerne cette étude récente selon laquelle près de 40% des européens souffriraient (...)

A propos de la PNL

Il était une fois au début des années 70, un homme qui s’appelait Richard rencontra un autre homme qui s’appelait John. De cette rencontre naquit le (...)

A propos des psychothérapies

Si, jusque dans les années soixante, l’offre était dominée par la psychanalyse, elle s’est atomisée en une myriade d’approches correspondant à des (...)

A propos du développement personnel

Quelle est la ligne de démarcation entre psychothérapies et développement personnel ? Que peut-on attendre, et ne pas attendre de démarches qui (...)

à propos du livre « Cherche désespérément l’homme de ma vie »

Réel : Pourquoi les femmes se trompent-elles autant en amour ? Sylvie Tenenbaum : Elles ont une certaine idée de l’amour et une certaine idée (...)

A propos du mieux-être et de la variété des approches

Le terme mieux-être est utilisé à toutes les sauces. On en parle beaucoup en disant ce qui s’y fait, rarement en définissant ce que c’est. (...)

Abandon et sentiment d’abandon

De Moïse au Petit Poucet en passant par Blanche Neige et Œdipe, il n’y a pas deux histoires d’abandon qui se ressemblent, et si l’on ne peut parler « (...)

Accompagner le processus du deuil en utilisant les techniques corporelles et la relaxation

Le deuil fragilise à tous les niveaux. Il désorganise la personne dans son ensemble : dans son corps, dans ses émotions, dans son identité (...)

Agression contre le corps, crime contre l’esprit.

Quel débat pour quelle justice ? D’une part, un procureur et ses adjoints, soutenus par une opinion publique américaine largement hostile à (...)

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