L’alimentation à la clef de notre santé …. et de notre jeunesse hormonale !

par le Dr Thierry Hertoghe

Notre corps est adapté à une alimentation de type paléolithique. La période paléolithique est cette époque de l’humanité qui a précédé le néolithique, le temps où les hommes ont changé leur alimentation en découvrant l’agriculture et où beaucoup de maladies dites ‘de civilisation’ ont vu le jour.

Cette alimentation paléolithique comprend des fruits, des légumes (y compris les racines de légumes), du gibier (viande et volaille), du poisson et de l’eau. Un nombre toujours croissant d’études scientifiques démontre de plus en plus la supériorité de cette alimentation pour notre santé. Ce que beaucoup ne savent pas, même parmi les médecins, c’est que ce type alimentation dépourvue de produits laitiers, de céréales non germés comme le pain et les pâtes, dépourvue de sucre, de boissons excessivement acides et de pesticides, améliore également et considérablement les taux de nos hormones. C’est-à-dire qu’elle nous aide à garder non seulement la santé mais également la jeunesse qui repose sur la présence de bon taux hormonaux, de bons taux impossibles à acquérir sans consommer des aliments suffisamment adaptés à notre corps, des aliments frais, riches en vitamines.

Les aliments riches en protéines animales comme la viande et le poisson, par exemple, augmentent le taux d’hormones sexuelles, ces hormones qui nous gardent non seulement séduisant avec un corps ferme et le teint bien rosé, mais nous donnent également de l’énergie et de l’endurance, une bonne mémoire, un mental solide et du plaisir par la sexualité. Les fruits et beaucoup de légumes stimulent l’activité thyroïdienne, nous garantissant des pensées claires, vives, un corps svelte et une vitalité agréable. Certains de ces légumes comme les choux contiennent des cyanates, substances qui ralentissent la fonction thyroïdienne, mais qui, par contre, aide par un autre mécanisme à prévenir le cancer et à vivre apparemment plus longtemps.

Tout aliment, même bon, peut, si consommé à l’excès, aussi nuire aux glands endocrines et donc abaisser les taux hormonaux. L’excès de consommation de viande au-dessus de 250 à 300 g par jour par exemple peut ralentir la fonction thyroïdienne par une diminution de la conversion de la pro hormone T4 en hormone active T3 dans le foie. C’est pour cette raison que nous devons manger varié, non seulement pour disposer de tous les micronutriments existants et utiles à notre santé dont les vitamines les minéraux et les oligo-éléments, mais aussi pour augmenter nos taux hormonaux en évitant de les abaisser par une alimentation trop monotone.

Les effets d’une thérapie à l’hormone de croissance, la thérapie souvent considérée comme la plus importante pour améliorer l’espérance et la qualité de vie, et le taux de sa molécule effectrice appelée IGF-1 (une sorte de super hormone de croissance) sont optimisés en mangeant une alimentation carnée et, étrangement, suffisamment riche en graisses saines. Par contre, le verre de vin quotidien neutralise pratiquement totalement l’efficacité de cette thérapie hormonale, tout en abaissant la production nocturne dans le corps de cette hormone (hormone de croissance est principalement produite la nuit) de 70 à 75 %. Ce qui explique le vieillissement prématuré chez ceux qui boivent de l’alcool quotidiennement !

Le même problème se pose aussi pour la mélatonine, l’hormone qui permet de s’endormir facilement et de se rendormir rapidement après un réveil. Ici la prise d’alcool diminue jusqu’à 90 % la production nocturne en mélatonine. Comme la mélatonine calme très bien l’angoisse, cette chute dramatique causée par l’alcool peut expliquer l’angoisse ressentie la nuit par de nombreux alcooliques. Parmi les aliments néfastes de notre alimentation moderne et qui n’appartiennent pas au régime paléolithique se trouve le sucre et les aliments sucrés. Le sucre, même bio, même sucre de canne, même en petite quantité comme une demi-cuillère à café de sucre par jour diminue la sécrétion de sept hormones environ pendant plusieurs heures, et parmi celles-ci de très importantes hormones. La prise de sucre abaisse le taux de cortisol - l’hormone qui permet le mieux de résister au stress et qui réduit l’inflammation partout dans le corps. La consommation de sucreries diminue le taux d’hormones sexuelles dont la testostérone, l’hormone mâle, et l’oestradiol, l’hormone féminine. La prise de boissons sucrées inhibe la sécrétion d’hormone de croissance, qui est l’hormone qui nous donne la sérénité profonde, diminue la graisse tout en augmentant le volume et la tonicité des muscles. La consommation d’aliments sucrés ralentit la production de DHEA, dont dérivent la plupart de nos phéromones, ces hormones qui font qu’inconsciemment d’autres sont attirés par nous. Des études ont aussi montré l’effet néfaste de produits sucrés sur le taux d’aldostérone, qui est l’hormone qui permet de maintenir la pression sanguine à un niveau suffisamment élevé, et d’autres hormones.

Un avantage supplémentaire de l’alimentation riche en légumes fruits et aliments riches en protéines animales et stimulatrice d’hormone est qu’elle permet de bien prévenir le cancer en général. À une condition, bien sûr, que cette alimentation soit consommée crue ou cuite à basse température, et non pas comme trop souvent proposée en grillades, avec la graisse dans une poêle ou dans un four à haute température. Divers chercheurs ont démontré que la cuisson produit de nombreuses substances cancérigènes et pro-cancérigènes dès que la température de cuisson dépasse les 100 °C : hydrocarbures polycycliques aromatiques, hétérosamines cycliques, etc. Or la température monte très souvent à 250 °C dans le four, entre 170 °C et 250 °C dans la poêle et entre 500 et 1200 °C au barbecue, température trop élevée pour maintenir une alimentation saine.

Conclusion. Nous vivons à une époque formidable : de plus en plus de thérapies médicales saines permettent de garder son apparence physique, sa santé et son énergie sans artifice chirurgical ou esthétique. Parmi ces thérapies médicales les traitements hormonaux occupent une place prépondérante, mais dépendent pour leur efficacité et sécurité d’un régime alimentaire optimal cinq jours sur sept. Sans bon régime hormone, il y a peu ou pas d’efficacité des thérapies hormonales. Le régime alimentaire qui optimise le mieux les taux hormonaux est un régime riche en fruits et légumes frais et suffisamment copieux en viande-volaille-poisson-œufs cuits à basse température.

Pour plus d’information : Le Régime Hormone, Dr Thierry Hertoghe, éditions Thierry Souccar, accessible sur www.amazon.fr