Relaxation Coréenne

Ce qui étonne souvent au premier abord, c’est qu’on puisse obtenir un tel résultat avec un toucher aussi limité : une prise légère sur des leviers périphériques, c’est tout. Pas de danger d’intrusion dans l’espace vital de massé : dans l’approche orientale, il y a toujours un grand respect de l’autre.
L’axe de la colonne vertébrale est mis en mouvement de l’extérieur, de façon souple et rythmée. L’image qui vient à l’esprit est celle d’un serpent qui ondule en glissant dans les herbes.
La vibration émise va droit au but, pénètre comme une onde les structures inconscientes, arrive au cœur de l’articulation et délivre son message de détente. Le message non-verbal est clair, les cellules qui le captent sont confrontées à leur état réel, sont invitées à lâcher prise et à vivre la différence.

Le travail exclut toute "manipulation" (la manipulation sort des limites normales de la mobilité de l’articulation et est réservée au spécialiste médical). Il exclut tout jugement de valeur. Le diagnostic est réservé au médecin. En dehors de cela le "jargon de massage" révèle souvent des relations de pouvoir ("ce que tu es tendu !" ou "tu as un blocage !"). Ce genre de réflexion n’a pas sa place ici.

Les deux partenaires se détendent l’un et l’autre dans une œuvre commune. Le masseur est inclus dans la vibration produite. Le rythme est fluide et varié : les temps d’arrêt ont autant d’importance que le mouvement. Ils induisent un climat, comme la suspension de souffle au bout d’un expir.

On peut travailler avec des personnes qui ont des difficultés à accepter le contact, ou agitées, ou sans devoir surchauffer le local, ou avec des enfants, ou en préparation du mouvement (sports, arts martiaux, danse,...). C’est une approche ludique et joyeuse.

Le corps reprend sa place en élargissant le "vêtement étriqué des tensions". La relaxation conduit à un état privilégié où l’on peut se sentir "remis ensemble", bien centré", prêt, selon le besoin, au repos ou à l’action.

La relaxation coréenne est un art empirique et vivant. Elle ne se réclame pas d’une théorie. Sa destination, comme dans son continent d’origine, est d’être pratiquée en prévention, par le plus de personnes possible, dans les familles, l’école, au sport, etc... pour aider ceux qui ne savent pas que cela existe ou qui croient que ce n’est pas à leur portée. Pour mieux vivre.