Seniors : de la séduction à la conscience d’aimer

par Diane Saunier


Rencontres de nains… ou de géants ?

Chacun sait que les dieux ne meurent ni ne vieillissent et que l’amour entre eux est éternel, quels qu’en soient les rebondissements ! Sans doute est-ce de cette mémoire collective que nous reste la nostalgie d’une immortalité associée à une beauté rayonnante et amoureuse.
A mesure que le temps linéaire s’inscrit en décades parfois décapantes sur nos vies et nos corps, la jeunesse devient l’âge mythique de référence, autant édénique qu’olympien.
Mais qui a dit que la jeunesse est le temps de l’accomplissement et du bonheur ?
Par contre, le « deuxième printemps » des seniors peut devenir ce temps d’une nouvelle adolescence amoureuse, cette fois ci, consciente, voulue, choisie.

Qu’est-ce qui se joue et jusqu’ou dans une relation amoureuse ? Quel dialogue, mutisme ou surdité entre visible et invisible ? Exploration de ce Troisième Etre Unique que constitue toute relation, approche des 4 paliers de l’échelle d’amour, et application à la conjugaison amoureuse des seniors !

Coulisses d’une rencontre

Ils sont assis sur un banc pour une première fois. Ils ont 20 ans, 50, 60, 75 ans… Sans doute vont-ils se parler, s’explorer, se tester, s’évaluer, s’amuser. Puis se quitter ou se retrouver, pour quelques temps ou sans temps….

Mouvement, Résonance, Intensité

Une rencontre entre 2 êtres est d’abord un mouvement, qui pourrait être le plus naturel, libre et spontané du monde, s’il n’était entravé par les poids, charges, croyances, conditionnements que chacun porte, à la jonction de l’histoire personnelle et de son contexte culturel.
Dans ce mouvement d’humain à humain, toute la gamme des intentions, émotions, sensations, intuitions, distorsions et attentes est possible, de la simple curiosité à la pulsion physique, de l’idéalisation trompeuse à l’ouverture à ce que recèle l’autre de différent, de cet étrange pressentiment qu’il serait préférable de passer son chemin, à la fascination hypnotique qui se joue parfois de victime à proie, ou à ce sentiment universel du « parce que c’était lui, parce que c’était moi »…
Même s’il existe des schémas psychologiques qui se déroulent souvent avec une implacable logique, aucune relation n’est comparable, chacune est unique.

Au-delà des écrans immédiats du jugement, des peurs et des attentes, la dynamique propre à cette rencontre génère une sensation, une résonance. Cette sensation de soi, de l’autre, est hors registre des sens ordinaires, loin de l’intellect, plus proche d’une prescience, d’un sixième sens, d’une intuition, d’un ressenti subtil et impalpable, d’une perception énergétique… Comme si l’âme donnait sa lecture et réponse vibratoire de la qualité escomptée de la relation à venir : est elle juste, est elle sincère, fera-t-elle du bien à l’un et à l’autre, quel que soit le mode de la relation - amoureux, amical, curieux, d’un instant ?
Sa seule mesure est une intensité légère, celle qui enveloppe les amoureux, d’abord amoureux de cette sensation indicible d’intensité d’être.

Cette rencontre avec un autre est en tout point une rencontre miroir avec soi, au travers de tout ce qu’elle réveille et révèle : confiance, peur, protection, préjugés, jugements, envies…
La rencontre - pur mouvement énergétique et informationnel à partir de notre corps matière- vient en écho à ce que les expériences de la vie ont mis dans notre besace : chantiers abandonnés, inaccomplis, espoirs abîmés, cassés, détruits parfois. Ou/et impulsions vers plus de vie, de joie, de légèreté, au moins tentées sinon abouties.

Elle vient poser au cœur, au corps, à la conscience, la question de confiance : et toi, ou en es tu avec toi-même ? Quelle fluidité à ton propre corps ? Quelle sincérité avec ton cœur ? Quelle prise en compte des aspirations et des idéaux qui t’habitent depuis si longtemps…

Elle réveille cette vieille histoire du masculin et féminin intérieur, de ce fameux couple originel que l’on habite si mal et que l’on oublie si facilement…Et toi, ou en es tu de l’écoute de tes propres ressentis, de ta réceptivité, de ton intuition, de ton imaginaire ? Jusqu’ou t’autorises tu à voler sur les ailes de ton âme ? Quel est ton rapport à l’action ? Connais tu la direction et le sens de ta vie qui t’appellent ? Ces deux aspects de ton masculin et de ton féminin sont ils complices, alliés, ennemis, divorcés, en conflit, partenaires ?

Ainsi, sous l’apparence du mouvement anodin, léger et universel de deux êtres qui se rencontrent, combien de vagues de fond, de tsunami intérieurs, de bouleversements inattendus de ce que l’on croyait inexistant, pacifié ou réglé !
Des questions surgissent, des rêves de soi se dessinent, des chemins vers soi apparaissent, la possibilité d’autres équilibres se fait… Tout cela pour un regard croisé, une silhouette, une voix.

Mais une chose est sûre, tant que la complétude n’est pas en soi, l’autre et l’histoire qui s’ébauche ne seront qu’un prétexte à chercher à l’extérieur ce qui n’est pas installé en soi, ce fameux manque. Qu’on l’appelle solitude, insécurité, besoin de communication, cela reste un manque. Car la solitude n’existe pas lorsque l’on est relié à soi, la communication est permanente et le sentiment de sécurité une aura qui nous accompagne partout.
Ce prétexte peut faire la relation un temps, mais le manque crée rapidement l’attente, qui génère l’insatisfaction, qui engendre la frustration, qui installe la colère, qui déclenche revendications et conflits… La comptabilité d’un divorce sur deux exprime parfaitement cet état de fait pathétique et inévitable, révélateur de l’indigence relationnelle de nos sociétés !

Les eaux ailées de l’âme

Alors remontons au-delà des turbulences intérieures inhérentes à notre personnalité, pour entrer dans les eaux de l’âme, subtiles, légères comme des courants ascensionnels. L’âme sait ce qui est bon pour elle, et sourit des remous du petit moi et du théâtre d’ombre que se joue le personnage !
L’aspiration de l’âme est claire, lumineuse, universelle : se déployer, explorer, voyager, dans la liberté, l’intensité, la légèreté d’être, loin des « casseroles » que traîne la personnalité ici bas !
L’âme ne désire rien que danser avec la vie, faire un pas de deux, ou de trois avec d’autres âmes, tourbillonner un instant avec l’élue d’un jour, d’un an ou d’une vie, et s’élancer à nouveau dans l’illimité et l’infinitude des univers. Là est sa joie, son bonheur et sa liberté, et elle le chuchote quotidiennement à la personnalité ici bas qui n’a pas branché ses écouteurs.

L’âme voit, lit, entend tous les jeux et stratégies de l’ego, pour séduire, pour partir, pour trahir, pour posséder, pour contrôler. Mais elle est impuissante car ces jeux épuisants et stériles ne sont pas son registre. Elle est juste triste de ne pas être entendue, alors que les technologies extérieures connectent son enfant aux programmes de son et d’images du monde entier. Mais à quoi bon tout cela si c’est pour ne pas entendre son âme et passer à côté de sa vie ?

Le troisième être

Continuons avec cette rencontre entre deux êtres, entre deux systèmes du monde qui déploient leurs antennes dans un espace intermédiaire encore inconnu, un troisième être - comme le serait un enfant, une œuvre, une création- qui fera l’unité … ou la division.
Quelle sera la qualité de ce nouvel espace à partager, s’il est déjà habité de peurs, de projections, d’attentes et de frustrations ?
Quelle sera l’écoute de l’autre si le désir de posséder se traduit par une intrusion ou une invasion, une consommation, une dévoration de cet autre ?
Quelle sera la place de chacun dans la relation commune si leurs espaces intérieurs sont déjà rétrécis, contractés, définis, programmés et enfermés ? Si chacun attend de trouver une identité par l’autre ?
Que sera la rencontre du toucher lorsque 2 personnalités sont encombrées de modèles pulsionnels et fantasmatiques d’une libido transgressive et volontiers décadente transmis par les media… bien loin du frôlement d’âme de touchers plus subtils et combien plus puissants ?

Cet espace de liaison possible entre deux âmes, ce troisième être, sera surtout rempli par les incomplétudes, insécurités et craintes de l’un et de l’autre, ou par les stratégies séductrices. La relation ira cahin caha, car aucun espace vierge, nouveau, libre, n’aura véritablement été ouvert entre les deux êtres pour expérimenter…
Expérimenter quoi ? Peut être ce toucher d’âme, avec le cœur au centre, la présence - à soi, à l’autre, à l’instant- pour tout bagage, et la totale inventivité de ce pur espace créatif, terrain de jeu et de découverte.

La qualité d’une relation est le reflet de la qualité de la relation intérieure entretenue avec l’âme. Si celle-ci est absente, la relation sera psychologique - impliquant sensations, émotions, pensées-, elle sera culturelle. Mais il lui manquera la seule dimension qui lui donne sa véritable amplitude : celle de l’âme ou dimension de la conscience élargie, expansée, libre.

Le carcan invisible

Or, la lecture d’une rencontre se fait principalement, dans nos sociétés occidentales, au niveau de la personnalité, au travers des signes et modèles extérieurs : le look, les appartenances à tel groupe, à tel milieu, les affinités de centres d’intérêt, de blessures, d’arbre généalogique, de passions, les échecs et les réussites extérieures… Loin de l’authenticité, de la profondeur, de la sincérité d’être, la relation ébauchée emprunte les codes en vigueur, les formats convenus, perpétuellement disséquée, analysée, désacralisée, expliquée et évaluée à partir des grilles de stéréotypes et de tests dont notre époque est friande.

Autre filtre occidental, celui du regard - qui distancie, juge et sépare- associé à une gestuelle très sexualisée et localisée, donc séparative. Ou celui d’une intimité immédiate comme pur espace de sensorialité, qui prépare de profondes blessures pour avoir donné de soi trop tôt à la personne inadéquate !

Il n’y a donc rien là pour préparer un espace d’intimité véritable, celui d’une totalité, non d’un petit fragment du corps et de sa programmation neurosensorielle et hormonale : la matière obéit à l’esprit, non l’inverse !

Cette approche par le petit bout de la lorgnette tend à rétrécir le champ d’expression et de déploiement de la relation à de l’attendu et à de la sécurité pour les uns, à des fantasmes pour d’autres avec les classiques du mode séduction, à des sensations extrêmes pour les risque tout, à des projets de couple qui appartiennent d’abord aux modèles illusoires de société avant d’appartenir à soi…

Selon que la rencontre se joue sur le mode de la personnalité, ce sera une rencontre de nains, avec à terme, ses aléas, ses désenchantements, ses hostilités et ses mésententes… Un quotidien construit sur incompréhensions, revendications, silences et reproches. Un quotidien instable car installé sur des manques.

Si elle se joue sur les ailes de l’âme, ce sera une rencontre de géants, imprévisible, ouverte, libre, expérimentale et vivante, inconditionnelle mais respectueuse du binôme « soi-l’autre ».

Aimer ? Les 4 paliers de l’échelle !

Envie de séduire ou pas, la question de l’amour est au cœur de tout, l’aspiration à aimer est universelle, point de lumière inaltérable dans le cœur de chaque être, jusqu’à son dernier souffle.
Mais la concrétisation de cette aspiration prend des formes bien différentes, selon l’ouverture du cœur et de la conscience de chacun, associée à la connaissance de soi.
Si les 4 paliers de l’échelle sont communs à chaque journée de nos vies et se mélangent souvent, certains se satisfont - en apparence- du premier niveau, alors que d’autres font du palier ultime leur complétude et leur projet. Ce qui suit n’est pas une typologie réductrice, juste des orientations de vie et d’affect en lesquelles chacun pourra se retrouver.

Premier palier : les artifices du marketing du cœur

Les baby-boomers ont mis en place une société exclusivement consommatoire. Beaucoup sont à leur tour victimes du modèle de société matérialiste qu’ils ont eux même installé, dont la marchandisation de l’amour et ses panoplies de stratégies, puissamment relayées par la sphère médiatico culturelle.

Reproduire les codes, s’identifier pour se donner un artifice d’identité, se conformer faute de mode d’emploi pour se sentir exister, était jusque là le fait de la jeunesse. Les jeux de l’amour étant plus souvent l’exploration curieuse par les ados de leurs émo-sens et de leur curseur d’intensité, histoire de vibrer… Des jeux largement cadrés par des modèles omniprésents qui décortiquent hebdomadairement les modes d’emploi du plaire, de la différentiation stratégique et de ses techniques. La plupart des juniors succombent à cette programmation collective et leur parcours amoureux va inévitablement d’impasses en jeux de rôle, reproduisant les vieux schémas de séduction, attente, dépendance, victimisation, domination et emprise… faute de connaître les qualités propres à l’être et les pièges du paraître.

Les modes d’emploi qui valent pour les ados sont naturellement réadaptés par les marketers du cœur pour cette clientèle qui entre dans le temps libre des sentiments, est une cible rêvée pour publicitaires et annonceurs et se laisse bercer par les sirènes du jeunisme à tout prix, stratégie refuge pour éviter la confrontation avec soi… et peur fondamentale du vieillissement et de la mort. Combien croient aimer alors qu’ils ont succombé un temps aux injonctions et modèles consommatoires ! Les réveils peuvent être douloureux.

La seconde- ou troisième !- adolescence amoureuse des seniors les expose aux mêmes risques que les juniors, le cœur et ses faiblesses étant un marché prometteur à croissance accélérée pour les majors de la beauté et ceux de l’affect… Chirurgie esthétique et réparatrice, cosmétologie, mode, coachs et psychologues de l’image, agences directes ou indirectes de rencontre sur la toile ou dans le monde réel, sexologues, experts des décompositions et recompositions familiales, particulièrement de la classe récente de seniors divorcés, effrayés du Spectre Solitude et aspirant légitimement à un nouveau printemps festif et feu d’artifice…
Avec à l’appui la promesse de « résultats », de preuves et de conquêtes, en réponse à l’attente immature - et combien humaine - de se persuader que l’on existe au moins au regard de l’autre, à défaut du sien propre ! Un autre dans la même quête et la même absence à lui-même. Ce faisant, personne ne se rencontre tant les écrans, les incertitudes et les peurs faussent la relation.

Deuxième palier : la folie des sens et la valeur séduction

Les sens sont la révélation des deux dernières décennies. Ils culminent dans une apothéose de sensorialités multiples, comme en témoignent les ouvertures d’espaces de bien être, de santé, de relaxation, de beauté, de forme, de Spas, de centres de thalasso et de balnéo, dédiés aux expériences sensorielles.
Les systèmes de perception, les ressentis, l’imaginaire sont mis en avant dans une perspective de découverte et d’expérimentation.
L’eau, les massages, les soins de beauté, le son, la lumière, les couleurs sont les stars de plongées polysensorielles uniques et dépaysantes, de voyages au travers des rituels de beauté de tous les continents, d’espaces bulles oniriques, poétiques, utopiques.
L’investissement de la demande de soins par toute une catégorie de seniors découvrant combien leur corps a été négligé et mal-aimé les rend soudainement amoureux d’un corps adulé choyé.

C’est sur ce schéma de bien être, de jubilation des corps, que se nouent des relations amoureuses, révélatrices de jouissances nouvelles ou nouvellement autorisées. Stimulantes un temps, ces modes relationnels qui privilégient l’effet de surface et la sensation, sont aussi rapidement consommés. Sans autre perspective qu’un moment d’intensité, ils ramènent rapidement à un vide existentiel insupportable, tout aussi rapidement comblé dans une spirale insatiable de désirs. Sur ce palier, la personnalité règne encore, l’être est silencieux et attend !

Troisième palier : La Liberté de choisir

Il est le propre d’une génération de femmes héritières de la libération sexuelle des sixtees. Elles ont 50, 60 ans, 70 ans et n’ont jamais été aussi séduisantes ! Elles attirent parfois dans leur sillage de jeunes et ardents admirateurs qui deviennent leurs plus éloquents faire valoir et réveillent en elles l’étincelle de la Déesse !
Plus sereines, elles ne sont plus dans le vouloir séduire pour se donner la sensation illusoire d’exister ou chercher une réassurance fragile. Libres des stratégies amoureuses, elles deviennent un attracteur naturel ! Si par surcroît elles ont eu le bonheur de se réaliser, le monde est à leurs pieds ! Si séduction il y a, c’est dans un jeu d’humour, distancié et léger, non dans une volonté de conquête et de possession.

Allégées de l’exigence de se conformer, elles affirment leurs choix, loin du qu’en dira-t-on. Connaissant tout des jeux de l’image et de la séduction, elles peuvent s’en affranchir pour s’ouvrir au territoire inexploré d’une authenticité et d’une liberté d’improvisation inédites. L’âge n’est ni un problème ni une priorité, elles ne sont pas régies par la peur et l’obsession de l’évitement, et ont simplement envie d’aller vers de nouvelles opportunités de s’explorer. Dans ce lâcher-prise, elles s’habitent pleinement, initiatrices d’une nouvelle posture loin du renoncement et de la crispation sur un âge fictif.

Elles se connaissent mieux, ont confiance en leurs aptitudes, savent leurs forces, leurs atouts et leurs limites, sont dans une compréhension plus profonde de leur vie et de la vie. Leurs carnets de voyages sont annotés d’expériences débordantes de ressources. Elles ont choisi d’exister par elles mêmes, ont le recul, l’humour, le vécu nécessaire pour une profondeur et une palette de sentiments autre. Plus elles se rencontrent dans leurs aspirations et leurs rêves, plus la relation avec l’autre est fluide, évidente, sans ambiguïté.

Toutes les femmes ont connu le déni et le reniement, les blessures et dévalorisations, les conflits et les impasses. Beaucoup s’y sont installé, dévaluées à leur propre regard, souvent n’osant pas quitter, souvent dans l’illusion de l’amour salvateur !
Dans cette nouvelle conscience d’elles mêmes, elles mettent ENFIN leurs relations et les différents aspects de leur vie en conformité avec ce qu’elles sont profondément. Là est le nouveau, dans des relations voulues, choisies, responsables. Si la première partie de la vie a été souvent régie par la conformité aux modèles extérieurs, elles inversent les codes et font entrer êtres et situations qui leur conviennent dans LEUR modèle unique, original et non reproductible. Une perspective bien différente qui éloigne toute possibilité d’échec, que la rencontre aboutisse ou pas.
Après avoir souvent passé leur vie à satisfaire aux attentes des uns et des autres - patron, conjoint, enfants-, les femmes seniors entrent dans ce temps royal de la liberté et du respect de soi. A ce mi temps de vie - au vu encourageant d’une espérance de vie galopante-, elles se réinventent, état euphorisant par excellence.

Quatrième palier : L’harmonie vibratoire de l’âme

Ce palier reste à venir et inaugure une nouvelle façon d’être et d’aimer encore exceptionnelle. Celle ci préfigure le saut de conscience entre le deuxième millénaire et son registre primaire instinctif, dominant, guerrier et destructeur, et le troisième millénaire qui verra le déploiement des niveaux de conscience supérieurs dont parle Deepak Chopra (*)- synchronicité, clairvoyance, télépathie, mémoire réactivée des vies antérieures, conscience cosmique, conscience divine, conscience d’unité.

Chaque être -femme et homme- porte en lui les clés d’une harmonie vibratoire en soi et avec l’autre.
Cette autre qualité d’amour, ni égotique ni passionnelle, plus vaste et intelligente, s’ouvre à l’Energie Amour dans ses mille facettes. Le secret de cette harmonie est dans l’amplitude des espaces et paysages intérieurs qui se sont ouverts, rencontrant amoureusement la Vie multiple.
Il est dans une nouvelle conscience d’aimer, subtile, vibratoire, qui met en mouvement des aspects de soi encore endormis, d’autres sens, une fréquence d’amour plus élevée.

Pour les êtres qui s’acheminent vers cette conscience d’aimer, la séduction, les jeux des sens, et même l’affirmation d’une liberté de choisir et de quitter sont de vieux oripeaux sans sens.
Au-delà des écrans, apparences et appartenances, au-delà du champ du psychologique, de ses schémas et explications, la relation en tant que telle s’efface pour un mouvement d’énergie, un état vibratoire qui met en résonance les plans subtils de l’être, l’âme, l’esprit.
On parlera de rayonnement, de cohérence appliquée à chaque pensée, parole, geste, acte, d’une conscience d’unité respectueuse des aspirations profondes.

Etrangères à toute catégorie, irréductibles à toute explication, à des années lumière des schémas amoureux de la personnalité - possession, manque, attente…-, les relations d’âme annoncent l’entrée dans un autre mode relationnel qui est à s’inventer, infiniment plus créatif, vibrant, investi, libre et vaste.
Ce langage est à (re)découvrir dans les signaux faibles que nos corps et nos existences nous renvoient, synchronicités, intuitions, rêves…Comment ? En nous ouvrant à la Vie et à l’Etre qui sont partout, en chaque instant, à l’intérieur et au dehors, même tissu pulsant et vibrant.

- Diane Saunier
Ecrivain (Thématiques Emergences Société et Création), Coach, Conférencière
Auteur de « Seniors l’Age d’Etre », Dangles 2006

Dr Deepak Chopra Le livre des coïncidences InterEditions : son ouvrage apporte notamment les fondements scientifiques qui commencent à confirmer ce que disent les textes sacrés Vedas depuis des millénaires sur la nature de la réalité et de la Conscience.

- Vous pouvez réagir à cet article dans notre forum en cliquant ici